assemblages mystiques

Expliquer, démontrer, justifier ; l’Homme occidental est en lutte avec l’irrationnel et ses rapports actuels avec sa spiritualité en deviennent fragiles et hésitants. Or, que ce soit de sens, d’espoir ou de libération, nous sommes tous en quête de quelque chose.

A travers la création d’assemblages anthropomorphiques et mystiques j’explore la question de la limite entre imaginaire et spiritualité. «Tout individu intelligent a bien une limite où il se met à devenir mystique, là où commence son être le plus personnel.» (Lettre de Freud à Georg Adamek, 1977). Jusqu’où se laisse t-on envahir par notre imaginaire pour qu’il devienne croyances ?

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Créations brutes composées de vestiges de la nature et de l’homme : plumes, os, tissus, peaux ou encore carcasses métalliques ; j’utilise l’esthétique des cultures dites traditionnelles à laquelle j’intègre l’imaginaire collectif de la société européenne et jongle avec les codes vaudous, chamaniques et occidentaux.
Je m’amuse à désorienter en changeant le contexte et les origines de création de pièces que l’on aurait tendance à qualifier «Art premier». Les stéréotypes et les références culturelles sont détournées ; ces sculptures que l’on imaginerait originaires d’un village béninois sont pensées et élaborées dans une grande métropole européenne par une jeune femme blanche. Cette esthétique n’est plus rattachée à un ailleurs exotique. Le bousculement des repères culturels renverse les préconceptions que l’on se fait parfois à propos de l’art contemporain – épuré, direct, froid – qui s’attache au fond plus qu’a une forme ; nos cheminements de pensée habituels sont ainsi perturbés. Ce n’est pas une recherche anthropologique ou scientifique ; je m’intéresse aux modèles spirituels tirés des sociétés de tradition, jouant aussi avec des clichés occidentaux fantasmés : magie noire, envoûtement, transes, âmes prisonnières, protection des esprits… Je crée un univers onirique et mystérieux dont les figures énigmatiques et fictionnelles réveillent notre part de mysticisme.
Cette recherche fait comme toute œuvre appel à la sensorialité et à l’inconscient de l’observateur mais surtout à sa capacité à se projeter à partir de son interprétation libre. Même si ses motifs émotionnels profonds ne sont pas consciemment accessibles à celui qui fait face à l’œuvre, le lien avec son expérience propre le trouble. Freud voit dans la mystique une simple production psychique, révélatrice des conflits à travers lesquels se constitue l’identité de chacun. Suivant cette idée mes sculptures deviennent des dispositifs de réception intime qui nous invitent à circuler entre le sensible et le réel, l’imaginaire et le religieux.[/read]

Expliquer, démontrer, justifier ; l’Homme occidental est en lutte avec l’irrationnel et ses rapports actuels avec sa spiritualité en deviennent fragiles et hésitants. Or, que ce soit de sens, d’espoir ou de libération, nous sommes tous en quête de quelque chose.

A travers la création d’assemblages anthropomorphiques et mystiques j’explore la question de la limite entre imaginaire et spiritualité. «Tout individu intelligent a bien une limite où il se met à devenir mystique, là où commence son être le plus personnel.» (Lettre de Freud à Georg Adamek, 1977). Jusqu’où se laisse t-on envahir par notre imaginaire pour qu’il devienne croyances ?

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Créations brutes composées de vestiges de la nature et de l’homme : plumes, os, tissus, peaux ou encore carcasses métalliques ; j’utilise l’esthétique des cultures dites traditionnelles à laquelle j’intègre l’imaginaire collectif de la société européenne et jongle avec les codes vaudous, chamaniques et occidentaux.
Je m’amuse à désorienter en changeant le contexte et les origines de création de pièces que l’on aurait tendance à qualifier «Art premier». Les stéréotypes et les références culturelles sont détournées ; ces sculptures que l’on imaginerait originaires d’un village béninois sont pensées et élaborées dans une grande métropole européenne par une jeune femme blanche. Cette esthétique n’est plus rattachée à un ailleurs exotique. Le bousculement des repères culturels renverse les préconceptions que l’on se fait parfois à propos de l’art contemporain – épuré, direct, froid – qui s’attache au fond plus qu’a une forme ; nos cheminements de pensée habituels sont ainsi perturbés. Ce n’est pas une recherche anthropologique ou scientifique ; je m’intéresse aux modèles spirituels tirés des sociétés de tradition, jouant aussi avec des clichés occidentaux fantasmés : magie noire, envoûtement, transes, âmes prisonnières, protection des esprits… Je crée un univers onirique et mystérieux dont les figures énigmatiques et fictionnelles réveillent notre part de mysticisme.
Cette recherche fait comme toute œuvre appel à la sensorialité et à l’inconscient de l’observateur mais surtout à sa capacité à se projeter à partir de son interprétation libre. Même si ses motifs émotionnels profonds ne sont pas consciemment accessibles à celui qui fait face à l’œuvre, le lien avec son expérience propre le trouble. Freud voit dans la mystique une simple production psychique, révélatrice des conflits à travers lesquels se constitue l’identité de chacun. Suivant cette idée mes sculptures deviennent des dispositifs de réception intime qui nous invitent à circuler entre le sensible et le réel, l’imaginaire et le religieux.[/read]